
Ma famille biologique est originaire de la Première Nation Mi’gmaq de Listuguj, et j’ai été adopté à la naissance par la Première Nation de Gesgapegiag. J’ai ensuite quitté la maison au milieu de la vingtaine pour étudier les arts. Je me suis installé à Fredericton au Nouveau-Brunswick parce que je voulais devenir graphiste. Là-bas, j’ai rencontré ma conjointe qui vivait à Halifax, alors je l’ai suivie. J’ai étudié au Nova Scotia Community College et obtenu mon diplôme en design graphique.
Ce que j’aime le plus en Gaspésie, ce sont les couchers de soleil colorés sur la chaîne des Appalaches, les bleus et verts vibrants de l’eau, les couleurs d’automne, et l’odeur de l’herbe sucrée le long des plages. La nourriture y est toujours fraîche. C’est là que j’ai grandi, c’est chez moi, et ça le restera toujours. J’ai rarement vu des montagnes comme celles de la Gaspésie ailleurs.
J’ai commencé comme peintre à l’huile en 2004, ce qui a nourri ma passion pour le design. Après mon diplôme, j’ai lancé ma propre entreprise comme graphiste et illustrateur. J’ai eu la chance d’illustrer des livres pour enfants autochtones et de travailler principalement avec des entreprises autochtones pour la création de logos. Mes œuvres se retrouvent au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, aux États-Unis et en Allemagne. »
Aujourd’hui, je poursuis des études en éducation aux adultes, car j’aimerais enseigner prochainement, dans les arts ou la culture.
Jessica partage son temps entre Halifax et la Gaspésie, où elle continue de travailler comme graphiste et illustratrice indépendante, en collaborant avec diverses organisations. Cette année, elle a prêté son talent à Vivre en Gaspésie dans le cadre de la 19e édition de la Journée de la Gaspésie, en créant les illustrations d’un cahier à colorier inspiré des Sept enseignements sacrés de la culture Mi’gmaq. Une façon pour elle d’honorer ses racines et de faire rayonner l’identité gaspésienne à travers l’art.
C’est Jessica qui a réalisé le cahier à colorier de la Journée de la Gaspésie 2025!
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi !

Plus je vieillis, plus je me sens Gaspésienne. Je réalise à quel point mes racines sont profondes. Et ce n’est ni le temps, ni la distance qui peuvent changer ça. C’est difficile de trouver les mots pour expliquer mon attachement envers la Gaspésie. Parce que ça se ressent plus que ça s’explique.
J’habite en périphérie de Sherbrooke, un endroit magnifique. De chez moi, j’ai une vue sur le mont Orford et une plantation d’épinettes en arrière de la maison. Mon entourage ne comprend pas pourquoi je trouve qu’il me manque quelque chose. Mais pour moi, ce n’est pas la Gaspésie, il manque la mer, l’air salin.
On a passé une partie de l’été dernier en Gaspésie et, en 6 semaines, on n’a pas eu une seule crise de notre fille. Elle sentait que notre niveau de stress était différent. C’est sûr qu’on avait la famille autour pour nous aider avec les jumeaux. Il y a aussi une notion de sécurité, que je n’avais pas réalisé avant d’avoir des enfants.
Ce qui me manque le plus, c’est la communauté. Quand je retourne à Sainte-Anne-des-Monts, j’ai hâte d’aller à l’épicerie, parce que je sais que je vais croiser des visages connus et prendre le temps de jaser avec eux. En Gaspésie, ta communauté ne se limite pas à ta famille et tes amis, c’est pratiquement tout le village!
Établie en Estrie, Catherine Marin est originaire de Sainte-Anne-des-Monts. Maman de trois enfants de 3 ans et moins, elle revient plusieurs fois par année dans sa région natale avec sa famille. Une belle façon de leur transmettre son amour de la Gaspésie.
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi !

Il n’y avait pas de centre médical au Québec qui offrait la greffe de moelle osseuse autologue comme traitement pour la sclérose en plaque. Les patients québécois devaient donc aller en Ontario. Mais pour ceux de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, c’était loin, et le fait que ce soit en anglais ajoutait une barrière de plus.
J’ai demandé à mes collègues de m’inclure dans le processus. J’ai révisé la littérature scientifique, soumis la proposition à mes collègues et par la suite la machine était lancée. C’est finalement devenu une belle avancée médicale pour le Québec.
Ce qui m’a frappé, c’est que je n’avais jamais connu l’anxiété avant de quitter la Gaspésie. Oui, à l’école secondaire et au cégep, on voulait performer, il y avait du stress… mais ce n’était pas pareil. En ville, on dirait que tout le monde est pressé, tout le temps.
Là où j’habitais avant, si je partais 5 minutes en retard, ça me prenait 40 minutes au lieu de 20 pour me rendre au travail. Tout le monde est pressé. En Gaspésie, il n’y a pas ça. Il y a une zénitude qui me manque parfois.
Je savais que je voulais aller en hémato-oncologie, plus particulièrement en greffe de cellules souches et thérapie cellulaire, mais je voulais aussi me rapprocher de la Gaspésie. C’est pour ça que je me suis installé à Québec, parce que je trouvais que Montréal était trop loin de ma région natale.
Natif de Grande-Vallée, Christopher Lemieux est médecin spécialiste en hémato-oncologie et directeur du programme de thérapie cellulaire au CHU de Québec-Université Laval, le centre d’expertise pour l’est de la province.
Avec ses collègues, il a contribué, entre autres, à la première greffe de moelle osseuse autologue comme traitement de la sclérose en plaques au Québec ainsi qu’au développement du programme de greffe allogénique haplo-identique, facilitant l’accès à une greffe pour les patients de l’est du Québec atteint de maladie du sang.
Avec sa famille, il revient dans sa région natale chaque année pour profiter de la tranquillité et de la familiarité de l’Estran.
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi !
Rédigé par Zoé Jean-Deslauriers
À l’approche de la Journée de la Gaspésie, Tourisme Gaspésie et Vivre en Gaspésie vous présentent le portrait de la famille Wyvekens qui, en 2023, ont réalisé leur rêve d’emménager en Gaspésie.
C’est en 2012 que Sandra Boutin et son conjoint Antoine Wyvekens, alors parents de trois jeunes enfants, décident de passer leurs vacances estivales en Gaspésie pour la première fois. Avec leurs filles, ils sont partis en voiture de leur domicile, à Trois-Rivières, et ont fait le tour de la péninsule gaspésienne en passant par Amqui, la Baie- des -Chaleurs, puis Percé. «Ce qu’on aime de la Gaspésie, c’est les plages. On s’arrêtait aux endroits pour regarder les roches, se promener sur le bord de l’eau. C’est surtout ça qu’on faisait avec les enfants», raconte Sandra.
Charmée par les bords de mer gaspésiens, la famille revient faire le tour de la Gaspésie à quatre autres reprises par la suite. Leur grand coup de cœur : le Parc municipal de la Rivière Émeraude à Bridgeville, près de Percé. «À chaque fois qu’on venait en Gaspésie, c’était l’endroit qu’il fallait absolument faire», raconte Sandra Boutin. «C’est la préposée d’un camping à Caplan qui nous avait dit que c’était un bel endroit, pis que c’était vraiment intéressant de s’y arrêter. Les enfants étaient super jeunes, pis on a fait le trajet quand même pour s’y rendre.» Séjournant toujours en camping, les Wyvekens avaient quelques sites préférés, dont le Camping du Village à Percé, le Camping Griffon près du parc national Forillon et le Camping des Étoiles de Hope Town.
Comme pour plusieurs, la pandémie de COVID-19 a agi comme un élément déclencheur au sein de la famille Wyvekens. Pendant la pandémie, Sandra se rend compte qu’elle a besoin de changement ; elle veut vivre quelque chose de nouveau. Elle en discute avec son conjoint, puis ensemble, ils repensent à leurs nombreuses vacances en Gaspésie. «À chaque fois qu’on faisait le voyage en Gaspésie, on se disait : Ah, me semble qu’on serait bien ici», confie Sandra.
Après beaucoup de recherche et de réflexion, Sandra et Antoine ont discuté de leur rêve de vivre en Gaspésie avec leurs quatre enfants. «On a pris le temps de demander aux enfants s’ils voulaient participer dans notre folie de partir en Gaspésie. On leur a expliqué que c’était un rêve à papa pis maman», explique Sandra. «Puis elles ont décidé de nous suivre dans notre folie.»
Après la fin des études que Sandra avait entrepris à Trois-Rivières, Sandra obtient un emploi en télétravail, puis la famille commence les démarches pour acheter une maison en Gaspésie. Un coup de cœur familial pour une maison les a amenés à St-Alphonse, près de Caplan. «Mon mari est belge, et la municipalité de St-Alphonse a été construite par des belges. C’était comme un signe,» mentionne Sandra.
En juin 2023, la famille Wyvekens déménage officiellement à Saint-Alphonse, en Gaspésie.
Seulement deux semaines après leur emménagement, le père de la famille se trouve un emploi à son tour. Antoine avait déjà tendu des perches au Bioparc de la Gaspésie à Bonaventure, où il y voyait son emploi de rêve. Le Bioparc l’embauche sur le champ.
Malgré un au revoir difficile avec leurs amis, les quatre filles Wyvekens, âgées entre 7 et 14 ans au moment du déménagement, se sont très bien intégrées dans leur nouvelle communauté. Les plus grandes ont trouvé leur milieu de loisir préféré à la Maison des jeunes de Saint-Alphonse, tandis que les plus jeunes ne manquent pas d’activités à faire dans leur village. L’une d’entre elles est même devenue présidente de l’école primaire de Saint-Alphonse dès le début de l’année scolaire!
Saint-Alphonse est maintenant l’endroit où les enfants de Sandra et de son conjoint vivent leurs premières vraies expériences de vie, comme leurs premiers amours et leur premier emploi. «Mes deux plus vieilles ont un emploi à temps partiel au dépanneur et travaillent au camp de jour du village l’été, tandis que l’autre commence ses cours pour devenir sauveteuse à la piscine municipale de Saint-Alphonse», dit Sandra avec beaucoup de fierté.
En été comme en hiver, les activités extérieures ne manquent pas aux alentours de St-Alphonse. Tout près, le Domaine des chutes du ruisseau creux permet de faire de magnifiques randonnées en forêt le long de la rivière Bonaventure, et ce peu importe la saison. En hiver, le village de Saint-Alphonse entretient une patinoire extérieure, et plusieurs centres des alentours tracent des pistes de ski de fond. En été, la famille Wyvekens est fan de kayak et de planche à pagaie sur la rivière Bonaventure. «C’est une activité qu’on ne faisait pas avant, quand on était à Trois-Rivières, et que les enfants adorent.»
«La seule chose dont nos filles s’ennuient, c’est le centre d’achat», raconte Sandra Boutin en riant. «À chaque fois qu’on retourne voir la famille en ville, c’est un arrêt obligatoire!»
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi!
Porte du bleu et affiche fièrement ton appartenance à la région sur tes réseaux sociaux en nous identifiant. Ensemble, créons un véritable raz-de-marée de fierté gaspésienne.
Ne manque pas les rassemblements festifs un peu partout autour de la région.

Je travaille dans le Vieux-Montréal, je suis sur le bord du fleuve tous les jours. Mais ce n’est pas pareil. Ce n’est tellement pas pareil. Je ne sais pas comment l’expliquer. C’est peut-être l’immensité. Quand tu es en Gaspésie, peu importe où, si tu regardes autour de toi, il y a de l’espace. Pour moi, c’est réconfortant.
Chez TV5, on est des ambassadeurs de la francophonie. Il y a des gens de partout dans le monde qui travaillent ici. Et il n’y a pas une semaine où je ne parle pas de la Gaspésie. J’en parle tout le temps, en fait!
Quand je commence à être malpatiente, il faut que j’aille en Gaspésie. Ça se reflète vraiment sur mon moral si je ne reviens pas assez souvent. C’est parce que c’est mon identité, c’est de là que je viens.
C’est presque un pèlerinage, j’ai l’impression, le trajet pour revenir. Comme une thérapie. Quand je pars de Montréal, je suis la fille de ville. Tranquillement pas vite, plus la route avance, je redeviens la fille de région, de campagne.
Mon premier arrêt, c’est toujours la mer. Même si je voyage de nuit, quand j’arrive, je vais sur le bord de l’eau. Et je regarde le soleil se lever avant d’aller me coucher.
Megan Tozer Lepage est originaire de Bonaventure, mais habite à Montréal depuis plus d’une dizaine d’années, où elle travaille en télé. Fière gaspésienne, elle partage son amour de sa région auprès de ses collègues et ses ami·e·s au quotidien.
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi !
Par Marie-Noëlle Dion
La Gaspésie est bien plus qu’un territoire aux paysages saisissants : c’est aussi une terre d’inspiration et de création. De la Haute-Gaspésie à Avignon, en passant par la Côte-de-Gaspé, le Rocher-Percé et Bonaventure, des artistes y puisent une énergie unique qui imprègne leurs réalisations. Qu’elles soient nées ici ou qu’elles y aient trouvé un ancrage, elles participent activement à faire rayonner la région bien au-delà de son territoire. Portraits de ces femmes qui, par leur talent et leur engagement, contribuent à mettre la Gaspésie sur la carte.
Originaire de Sherbrooke, Priscilla Guy a trouvé en Gaspésie un terreau fertile pour son travail en danse. Chorégraphe, cinéaste et commissaire en arts, elle a fondé Mandoline Hybride, un organisme basé à Marsoui qui favorise l’innovation artistique. Son festival FURIES et ses nombreux projets internationaux font briller la danse contemporaine d’ici ailleurs dans le monde. En 2024, elle a reçu le Prix du CALQ – Artiste de l’année en Gaspésie, une distinction visant à reconnaître l’excellence de ses réalisations et son apport exceptionnel à la vitalité de la culture québécoise. Pour elle, la Gaspésie est une terre décoiffante, qui nourrit sa créativité et lui offre un cadre idéal pour repousser les limites de son art.
Crédits photos: Priscillia Guy, Camilia Forteza, Vanessa Bell
Venue des montagnes alpines françaises, Julie Lacroix a choisi la Haute-Gaspésie pour exprimer son art textile. Son approche sensible, qui intègre le tricot, le tissage et la teinture végétale, traduit un lien profond avec le territoire et la communauté. Son travail explore la matière avec audace et lui permet de repousser les limites du textile comme médium artistique. En 2024, elle a reçu le Prix relève artistique Télé-Québec, une reconnaissance de son talent émergent. La Gaspésie lui évoque l’horizon, un espace infini de possibilités où elle peut envisager de nouvelles avenues créatives.
Crédits photos: Fiona Scoteras, Julie Lacroix
Avec son projet musical, Luan Larobina inscrit la Gaspésie au cœur de ses compositions. Influencée par ses racines latines et l’immensité du fleuve Saint-Laurent, elle capture l’essence des paysages en mélodie. Son premier EP, CASA, traduit sa quête identitaire et son amour profond pour cette terre d’inspiration. Luan a été finaliste au concours Ma Première Place des Arts et au Prix relève artistique Télé-Québec, ce qui témoigne de son talent et de l’impact de sa musique. Pour elle, la Gaspésie représente un véritable ancrage, un lieu où elle se sent connectée à son essence artistique.
Crédits photos: Cedrik St-Onge, Luan Larobina
Jeune cinéaste prometteuse, Lucile Parry-Canet réalise des films qui explorent le pouvoir transformateur du cinéma. Son film Résonance a déjà été récompensé à l’international, notamment en recevant le Short Special Jury Award au Cinema On the Bayou Film Festival 2024. Bien qu’encore aux études, elle compte revenir vivre en Gaspésie cet été pour poursuivre sa création, inspirée par la mer et les grands espaces. Elle a également été finaliste au Prix relève artistique Télé-Québec. Pour elle, la Gaspésie est synonyme de relation, un lieu où tout est relié—les paysages, les gens et les histoires qu’elle souhaite raconter.
Crédits photos: Calvin Liu
Narratrice et animatrice de talent, Stéphanie Gauthier fait entendre sa voix bien au-delà des frontières gaspésiennes. De son studio maison, elle collabore avec des entreprises aux quatre coins du monde, tout en restant solidement enracinée à Saint-Siméon. Engagée dans sa communauté, il est fréquent de la voir sur scène, que ce soit pour animer une soirée ou pour y chanter. Son parcours prouve qu’on peut faire rayonner la région sur la scène internationale, sans la quitter. La Gaspésie lui inspire un fort sentiment de connexion—à soi, à la communauté et à la nature, des éléments essentiels à son travail et à son bien-être.
Crédits photos: Stephanie Gauthier, Roger St-Laurent
Autrice, poète et slameuse, Line Richard entretient un lien viscéral avec sa Gaspésie natale. Après treize ans d’absence, elle y est retournée, trouvant dans la Baie-des-Chaleurs un équilibre entre communauté et grands espaces. L’été, son travail de naturaliste sur l’Île Bonaventure alimente son inspiration. Son premier roman, La rumeur du ressac (VLB éditeur), a remporté le Prix Robert-Cliche en 2023, récompensant une plume sensible et immersive. Elle finalise un deuxième roman, inspiré par les vastes territoires qui entourent le Murdochville de son enfance. Pour elle, vivre en Gaspésie, c’est élargir l’espace entre ses côtes et donner chaque jour des airs de voyage.
Crédits photos: Cynthia Dupuis Photographe, Julie Dupras
Connue sous le nom d’artiste La Fée Couleur, Caroline Dugas infuse une touche de fantaisie au paysage gaspésien avec ses murales vibrantes. Installée à Miguasha, elle vit pleinement de son art et cherche à émerveiller le regard des passants en rendant hommage à la nature et aux animaux. Son travail s’étend bien au-delà de la région, où elle représente même le Canada en compétition internationale de sculpture sur neige, une passion grandissante. Finaliste du Prix du CALQ – Artiste de l’année en Gaspésie en 2025, Caroline puise son inspiration dans la nature gaspésienne, source inépuisable de couleurs et de formes qu’elle retranscrit avec soin dans son œuvre.
Crédits photos: Caroline Dugas, Jonathan Bujold
Ces artistes, chacune à leur manière, font vibrer la Gaspésie et la propulsent sur la scène artistique et culturelle. Par leur dynamisme et détermination, elles démontrent que l’on peut à la fois s’inspirer d’ici et faire rayonner la région ailleurs. Leur parcours rappelle que les arts et la culture ont ce pouvoir unique de transcender les horizons, tout en restant fidèles à ses racines.
Le jeudi 5 juin, on célèbre tout ce qui fait la richesse et la beauté de notre coin de pays. Si tu as la Gaspésie tatouée sur le cœur, cette journée est pour toi!
Porte du bleu et affiche fièrement ton appartenance à la région sur tes réseaux sociaux en nous identifiant. Ensemble, créons un véritable raz-de-marée de fierté gaspésienne.
Ne manque pas les rassemblements festifs un peu partout autour de la région.
Nouveaux arrivants

« J’ai commencé à travailler à temps plein quand j’étais au début de mes études dans le cadre du programme national pour devenir CPA. Mon employeur était vraiment ouvert à ce que je fasse les deux en même temps. J’ai donc commencé comme stagiaire et j’ai gravi les échelons rapidement. Tout de suite après avoir complété mes deux ans de stage, je suis devenue CPA auditrice. Et maintenant, je suis responsable de dossiers. »
« J’ai fait mes études supérieures à Montréal, mais comme il n’y avait pas de « village » pour nous aider en ville, on a décidé avec mon mari de s’établir en Gaspésie, où vit ma famille. C’est tellement un endroit idéal, avec la nature et la communauté à proximité. »
« Je suis une personne parfois réservée, mais j’ai aussi un côté très sociable. Mon équipe m’a accueillie les bras grands ouverts et depuis mon arrivée au bureau, on peut dire que j’ai découvert une deuxième famille. Mon mari, c’est la même affaire. Même s’il vient d’une grande ville dans un autre pays, il aime connecter avec les gens. La Gaspésie a un pouvoir unique : celui de faire sentir chez eux tous ceux qui viennent s’y établir. »
« Ici, nos salaires sont équivalents à ceux de la ville. Mes mandats sont diversifiés et je collabore avec des collègues partout dans la région. Nos conditions de travail sont très bonnes. Et la conciliation entre la vie personnelle et professionnelle fait partie des valeurs. Ma carrière n’est pas ralentie parce que je suis en Gaspésie, au contraire. On me fait confiance. Mon directeur part à la retraite cette année et je vais prendre la relève pour plusieurs de ses clients. C’est vraiment gratifiant. »
C’est dans l’optique d’y vivre une vie paisible au sein d’une communauté tissée serrée que Marie-Kassandra Sweeney est revenue en Gaspésie, en 2021. CPA auditrice chez Raymond Chabot Grant Thornton, elle profite d’une vie professionnelle stimulante et d’une vie familiale épanouie.
La vie en Gaspésie t’intéresse et tu aimerais en savoir plus sur les possibilités professionnelles qui s’offrent à toi? Contacte-nous! Notre équipe est là pour ça!
Nouveaux arrivants

« Je n’avais jamais mis de côté mon désir de revenir dans ma région natale, mais je ne voulais pas mettre de pression à mon conjoint non plus. Enceinte de mon 2e enfant, on a finalement décidé que d’acheter une maison en Gaspésie était la meilleure option pour notre famille. »
« J’ai obtenu un poste de jour en inhalothérapie, alors que ça m’aurait pris des années pour obtenir ça ailleurs. »
« En plus, ça me prend environ 3 minutes pour me rendre au travail, sans aucun trafic. La qualité de vie est incomparable : de notre maison, on a une vue sur la mer, devant, et sur les montagnes, derrière. »
« Ici, ce n’est pas juste des paysages merveilleux, c’est la tranquillité d’esprit. On profite des instants présents en famille, on se crée des souvenirs mémorables. J’aime aussi habiter dans une communauté tissée serrée. Quand un événement arrive, bon ou mauvais, on le vit tous ensemble. »
« Comme inhalothérapeute en Gaspésie, je n’ai pas d’expertise dans un seul domaine, parce que je dois être multitâche. Chaque jour est différent de la veille, parce qu’on travaille autant en soins à domicile qu’au bloc opératoire ou à l’urgence. J’adore ça, parce que je suis un peu hyperactive et que je n’aime pas ce qui est routinier. »
Kara Roy est revenue s’installer à Sainte-Anne-des-Monts, sa ville d’origine, avec sa famille en 2023. Inhalothérapeute pour le CISSS de la Gaspésie, elle profite d’une vie paisible, tout en s’épanouissant professionnellement.
Comme Kara, plusieurs inhalothérapeutes et professionnel.le.s de la santé font réellement la différence en Gaspésie. De nombreuses opportunités professionnelles sont disponibles en ce moment dans la région.
Tu aimerais toi aussi t’épanouir dans un milieu de vie où les paysages et la nature font partie intégrante du quotidien?
Nouveaux arrivants

« J’avais plein de raisons de revenir en Gaspésie. J’aime la région, ma famille est ici. Puis, ailleurs, le processus pour obtenir une permanence aurait été plus long. J’enseigne aux jeunes de 5e secondaire, c’est motivant de les voir commencer à avoir des objectifs de carrière. Et j’enseigne aussi aux jeunes de 2e secondaire. Avec eux, c’est différent. Le but, c’est de leur faire aimer les sciences. »
« J’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour les sciences. Quand j’avais 7 ou 8 ans, ma tante, qui était aussi enseignante, m’a donné un microscope. Et ç’a vraiment été un point tournant dans ma vie. J’ai compris qu’avec un instrument comme ça, je pouvais découvrir un nouvel univers. »
« C’est très valorisant de travailler dans un milieu comme la Gaspésie. À l’épicerie, tu vois les parents des jeunes. Ce n’est pas rare qu’ils te remercient, qu’ils te disent à quel point tu joues un rôle important pour leur enfant. J’aime que la communauté soit tissée serrée. C’est une de nos forces. »
« Ce qui me tient le plus à cœur, actuellement, c’est la transmission de mes passions. Non seulement avec les sciences, mais aussi avec le sport. Je m’implique dans le club plein air de l’école. J’accompagne des élèves dans différents défis sportifs. Faire bouger les jeunes, je trouve ça encore plus gratifiant que de réussir un exploit personnel. »
Natif de Maria, Félix Boudreau enseigne les sciences au secondaire à l’école Antoine-Bernard de Carleton-sur-Mer. Passionné de plein air, il est revenu dans sa région d’origine pour s’y épanouir pleinement, tant sur le plan personnel que professionnel.
La vie en Gaspésie t’intéresse et tu aimerais en savoir plus sur les possibilités professionnelles qui s’offrent à toi? Contacte-nous! Notre équipe est là pour ça!
Nouveaux arrivants

« En ville, les gens cherchent souvent à avoir la plus petite bulle que possible. Même si on est tous collés les uns sur les autres, plutôt que de se saluer, les gens vont détourner la tête ou ils vont baisser les yeux s’ignorant les uns- les autres. Mais, en Gaspésie, tu as l’opportunité de connecter avec les personnes. Tu les croises dans ton quartier, on se salue, on s’envoie la main en voiture, on se dit bonjour et on prend des nouvelles. Je trouve qu’ici, on se reconnecte avec la nature humaine. »
« Quelque chose qui a eu un impact majeur dans mon intégration à la vie gaspésienne est d’avoir été mis en contact avec leur univers sportif. Quand j’étais en ville, j’avais de la misère à intégrer des équipes, j’étais peut-être intimidé ou pas assez confortable pour essayer de les joindre. Ça me semblait plutôt sélectif. Puis, quand je suis arrivé ici, il y avait tellement d’ouverture et une belle inclusivité. On me proposait littéralement de les intégrer. Il y a beaucoup d’offres de différents niveaux, parce que le but, c’est que tout le monde puisse y trouver son compte. J’ai commencé avec le soccer, puis le badminton, et ensuite, par l’entremise des différents contacts que j’y ai faits, il y a eu le volleyball. Sans oublier le frisbee qu’on peut jouer sur la plage durant l’été. Ce sont quelques exemples parmi tant d’autres. On a vraiment l’embarras du choix! »
« Quand j’ai démarré mon club de course, j’en ai parlé à une seule personne qui connaissait beaucoup de gens dans la communauté de coureurs de ma région. Finalement, on était à peu près une vingtaine pour commencer! J’ai trouvé ça incroyable ce que le bouche-à-oreille pouvait faire. Tout le monde me disait : tu vas voir, la communauté, en Gaspésie, c’est vraiment incroyable, c’est vraiment fort. Et j’ai vraiment réalisé à quel point! »
Établi dans la communauté de Douglastown, à Gaspé, Pierre-Olivier Roy est kinésiologue pour le CISSS de la Gaspésie. Ce grand amateur de plein air a trouvé son compte dans la région, lui qui cherchait une proximité tant avec la communauté qu’avec la nature.