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Anne-Marie Audet

Raconte-nous brièvement ton parcours professionnel. 

J’ai commencé à travailler au CISSS de la Gaspésie en septembre 2018, soit quelques semaines suivant l’obtention de mon permis de pratique. En janvier 2021, lorsque la pandémie de COVID-19 battait son plein, j’ai choisi de quitter le réseau de la santé pour me lancer au privé en tant que travailleuse autonome. C’est à ce moment que j’ai poussé le développement de ma clinique privée : Orthophonie de la Baie 

Puis, en janvier 2023, j’ai fait un remplacement comme orthophoniste scolaire au Centre de services scolaire des Monts-et-Marées à Amqui. Enfin, je suis revenue au CISSS de la Gaspésie en janvier 2024, exactement dans le même poste que j’avais quitté en 2021 : même emploi, mais avec plus d’une corde à mon arc ! Cette grande boucle professionnelle me permet maintenant d’être sur mon X, après presque huit ans de carrière.
 

Pourquoi avoir choisi la Gaspésie? 

Étant originaire de Maria dans la Baie-des-Chaleurs, je savais d’emblée que je voulais revenir travailler en région après mes études universitaires. À l’époque, j’appréciais la Gaspésie pour ses belles forêts en montagne et pour la simplicité de la vie.  

Dès mon retour dans la Baie-des-Chaleurs, j’ai compris ce qui me manquait réellement lors de mes études en ville : la mer ! Ainsi, mon retour en région m’a fait découvrir une tout autre facette de la Gaspésie, soit un grand terrain de jeu maritime. Depuis ce temps, je comprends mieux cet état d’équilibre psychologique qu’apportent la mer et les montagnes dans la vie des Gaspésiens.
 

Qu’est-ce que tu aimes de ton métier en Gaspésie? 

Être orthophoniste en Gaspésie, c’est composer avec une réalité bien particulière. Bien que notre petite population soit dispersée sur un grand territoire, les gens y sont accueillants, chaleureux et généreux.  

Au-delà d’une relation d’aide, j’y vois de l’entraide et un réel échange de confiance. Chaque jour, je travaille avec des usagers de tout âge (enfants, adolescents, adultes) ayant des difficultés ou des incapacités au niveau de leur parole, de leur langage ou de leur communication.  

Ainsi, mon métier de « généraliste » est très hétérogène, varié et loin d’être banal ! Travailler en Gaspésie, c’est développer quotidiennement sa capacité d’adaptation, sa créativité et son ouverture d’esprit; mais surtout, c’est travailler dans une grande communauté. 
 

Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui veut être orthophoniste  en Gaspésie? 

À toi qui rêves de venir travailler en Gaspésie. 
À toi qui as besoin de vivre autrement. 
À toi qui as besoin d’un grand changement. 

Je n’ai qu’un seul mot à te dire : ose. 
Fais le grand saut, je te promets que tu ne le regretteras pas. 

Si tu veux une qualité de vie incomparable pour ta famille, si tu veux un travail stimulant dans une équipe de travail fabuleuse, viens vivre la Gaspésie ! 
Ose la Gaspésie !
 

Qu’est-ce que tu as trouvé en Gaspésie que tu n’as pas trouvé ailleurs? 

En Gaspésie, plus particulièrement dans la Baie-des-Chaleurs, il y a une paisibilité ambiante qui nous vient de la mer et des montagnes. Cet air, parfois salin, parfois boisé, agit comme un baume apaisant sur l’âme. Le rythme de la vie y est agréable, et la qualité de vie incomparable.

La Gaspésie d’Anne-Marie en images :

Tout comme Anne-Marie, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

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Maxime Landry

« J’ai fait mon cours en éducation spécialisée au sein de la première cohorte offerte par le Groupe Collegia à Ste-Anne-des-Monts. Par la suite, j’ai œuvré dans les écoles comme éducateur et enseignant, avant de consacrer neuf années au Centre de réadaptation en dépendances.  »

« En 2020, j’ai choisi de revenir auprès de la clientèle jeunesse, un milieu qui me tient particulièrement à cœur. Je suis aujourd’hui éducateur dans le programme Jeunes en difficulté au CLSC de Ste-Anne-des-Monts. Parallèlement, je suis professeur de guitare au Garage à musique de la Haute-Gaspésie depuis le lancement du projet, en 2018. »

« J’ai choisi la Gaspésie pour l’espace, la beauté du paysage, la qualité de vie et par « solidarité  ». On vit l’exode de nos jeunes depuis des années. Je trouvais important de faire ma part pour revitaliser notre coin de pays en m’installant ici. »

« Être éducateur spécialisé est un métier stimulant, très peu répétitif. On y fait des rencontres qui nous marquent. C’est un métier qui donne un sens à une vie. Il y a souvent une certaine forme de magie qui opère. »

« Voir une famille et des jeunes se mobiliser pour aller mieux, c’est très inspirant. Avoir l’impression de jouer un rôle dans ces changements apporte une satisfaction difficile à décrire. Le fait d’habiter un petit milieu permet de recroiser des personnes qu’on a accompagnées, de les voir « grandir ». »

« Les Gaspésiens.nes sont reconnus.es pour leur chaleur humaine et leur capacité à accueillir.  Je crois qu’on a une belle réputation concernant notre capacité à intégrer de nouveaux collègues.  Les liens sont forts avec les organismes autour de nous.  C’est aussi un métier qui pousse à se réinventer, à être créatif.  On nous encourage à se dépasser.  La profession nous amène à développer une bonne connaissance de nous-même, également. »

« En Gaspésie, j’ai trouvé l’esprit de communauté, l’entraide, la beauté du paysage et le sentiment d’appartenance.  Le rythme de vie est moins stressant.  Le temps que je sauve dans le trafic, je l’ai pour faire autre chose.  Il y a aussi la « vue  »!  De mon bureau au travail, je vois le fleuve et il y a des arbres.  J’ai parfois l’impression d’être en vacances quand je regarde dehors.  »


Maxime Landry
a fait ses études en éducation spécialisée et
œuvré dans les écoles comme éducateur et enseignant, avant de consacrer neuf années au Centre de réadaptation en dépendances. En 2020, il est revenu travailler auprès de la clientèle jeunesse. Maxime est présentement éducateur dans le programme 
Jeunes en difficulté au CLSC de Ste-Anne-des-Monts. Parallèlement, il est professeur de guitare au Garage à musique de la Haute-Gaspésie. 

Crédit photo : Roger St-Laurent

La Gaspésie de David et Gabrielle en images :

Crédit photo (trois premières photos) : Roger St-Laurent

Tout comme Maxime, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

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Anne-Émilie Leblanc

Anne-Émilie Leblanc voulait revenir dans la Baie-des-Chaleurs après l’obtention de son permis de pratique, autant pour la qualité de vie que pour la stimulation professionnelle. Elle est inhalothérapeute à l’Hôpital de Maria depuis juin 2014.


Raconte-nous brièvement ton parcours professionnel.  

J’ai fait ma formation au Cégep de Sainte-Foy et j’avais déjà commencé à travailler à cet hôpital comme étudiante externe en inhalothérapie en 2013. J’y ai ensuite obtenu un poste à la fin de mes études, en 2014.

J’ai travaillé de jour et de nuit majoritairement les trois premières années. Nous intervenons aux soins intensifs, à l’urgence, en salle d’accouchement, en salle de réanimation, en médecine, en chirurgie, en médecine de jour et au bloc opératoire. Nous faisons des transferts interhospitaliers et des transferts à l’aéroport pour évacuation médicale d’urgence. 

J’ai intégré le bloc opératoire en 2019, où je travaille principalement de jour depuis. Je contribue aussi à l’analyse des tests d’apnée du sommeil, au centre d’enseignement asthmatique pédiatrique, aux tests de fonction pulmonaire ainsi qu’à la clinique de pneumologie. Je participe également à diverses tâches administratives en collaboration avec mon gestionnaire. 


Pourquoi avoir choisi la Gaspésie?
 

Ce fut pour moi un retour en région. J’ai habité à Québec pour la durée de mes études. J’avais l’intention de rester à Québec quelques années pour travailler et prendre de l’expérience, mais lorsque j’ai fait mon externat à l’Hôpital de Maria, j’ai vu les opportunités professionnelles qui s’offraient à moi et j’ai changé d’idée.

Je voulais absolument revenir dans la Baie-des-Chaleurs après l’obtention de mon permis de pratique. Autant pour la qualité de vie que pour la stimulation professionnelle.  


Qu’est-ce que tu aimes de ton métier en Gaspésie?
 

Les inhalothérapeutes sont appelés à travailler avec les patients qui ont des problèmes cardiorespiratoires. C’est une gestion de priorité, il faut être autonome. Ce qui est stimulant à l’Hôpital de Maria c’est qu’on touche à tout, on doit être bon partout. Nous ne sommes pas un centre spécialisé mais nous faisons face à une grande variété de situations urgentes. Nous devons donc être prêts et bien équipés pour intervenir auprès de patients de tous âges. 

On est appelé partout où ça va mal. Que ce soit un bébé naissant qui a besoin d’aide pour respirer, un patient qui a besoin d’être mis sur un respirateur artificiel ou bien un patient en arrêt cardiorespiratoire, on est toujours présent. J’aime quand ça bouge, il n’y a pas une journée pareille, c’est stimulant! On doit avoir une grande capacité d’adaptation 

Nous avons une excellente collaboration interprofessionnelle : le travail d’équipe avec l’ensemble des intervenants fait vraiment partie de notre quotidien. Dans un petit milieu comme le nôtre, on crée des liens forts entre collègues, on s’entraide énormément dans l’équipe.  


Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui veut être inhalothérapeute en Gaspésie?
 

 « Tu pourrais être surpris ! » Dans les dernières années, nous avons dû recourir à beaucoup de main-d’œuvre indépendante et aux agences de placement. Les inhalothérapeutes venus nous prêter main-forte ont toujours été étonnés par notre milieu de travail.

Ils ne s’attendaient pas à une pratique aussi diversifiée. La majorité pensait venir travailler dans un petit milieu tranquille et ils ont été agréablement surpris. La qualité de vie en dehors du travail est incomparable à celui des grands centres. 


Qu’est-ce que tu as trouvé en Gaspésie que tu n’as pas trouvé ailleurs?
 

C’est vraiment la qualité de vie. Tu as du temps pour faire autre chose que travailler. Tu sors de l’hôpital et tu es chez vous quelques minutes plus tard. Il n’y a pas la même pression que dans les grandes villes. On a le temps de profiter de la vie et d’avoir du temps en famille et ce, même en pleine semaine.  

Crédit photo : Roger St-Laurent

La Gaspésie d’Anne-Émilie en images :

Crédit photo (inhalothérapie) : Roger St-Laurent

Tout comme Anne-Émilie, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

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Jean-Michel Côté

Jean-Michel Côté a réorienté sa carrière à la suite d’un accident. Il a étudié à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) en travail social au sein d’une cohorte décentralisée à partir de Gaspé. Il est travailleur social au CISSS de la Gaspésie, plus particulièrement au CLSC de Rivière-au-Renard, auprès des clientèles en déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique. 

 

Qu’est-ce qui t’a amené à devenir travailleur social? 

Je suis devenu travailleur social à la suite d’un accident de motoneige qui m’a laissé paraplégique. Dans mon parcours après l’accident, j’ai rencontré une travailleuse sociale que je ne trouvais pas très compétente. Je me suis dit que je pouvais faire mieux. C’est ce qui m’a motivé à m’engager dans le travail social. 

 

Pourquoi as-tu choisi de pratiquer ton métier en Gaspésie? 

Je pratique mon métier en Gaspésie parce que je viens d’ici et que j’y ai mes repères. Le travail social peut être exigeant au quotidien. Ce que la Gaspésie me permet, c’est de décrocher tout de suite en sortant du bureau. J’ai la nature et la mer à quelques mètres du bureau, donc dès que j’ouvre la porte, je décroche automatiquement. Le fait qu’il n’y ait pas de trafic, ça facilite aussi ma vie au quotidien. 

Je veux aussi aider les gens de ma communauté. La proximité des gens fait en sorte que c’est vraiment facilitant. On parle souvent de la beauté de la nature en Gaspésie. Oui, elle est là, mais la nature des gens aussi est fondamentalement bonne. Je veux contribuer à préserver l’esprit d’entraide puis à l’améliorer en quelque sorte. 


Comment ta pratique a-t-elle évolué depuis ton arrivée?
 

Je suis diplômé depuis trois ans. Ce qui a surtout évolué, c’est l’esprit d’équipe. 
On a réussi à se tisser un bel esprit d’équipe où on s’aide et on s’entraide les uns les autres. On s’organise des petits 5 à 7 à deux minutes d’ici.  

Donc l’évolution, je pense que c’est plus un esprit de famille qu’un esprit d’équipe. Le rôle du travailleur social, ça reste le même. Mais c’est important d’être bien entouré puis de pouvoir compter sur des collègues qui sont là pour toi avant, pendant et après le travail.  


Comment décrirais-tu la qualité de vie en Gaspésie?
 

La Gaspésie m’offre une qualité de vie qui n’a pas de comparable. Le fait de pouvoir décrocher dans les cinq prochaines minutes, ça n’a pas de prix. Le fait d’être à cinq minutes de la mer, cinq minutes de la forêt ou à cinq minutes d’un ami proche, c’est ça qui fait sens pour moi. La Gaspésie m’offre l’évasion instantanée et ça je trouve que ça n’a pas de prix.  


Qu’est-ce qui donne du sens à ton travail au quotidien?
 

Ce qui donne du sens à mon travail au quotidien, c’est justement de faire une différence au quotidien. Même si c’est minime parce qu’en travail social, on ne voit pas les résultats tout de suite. On peut mettre la graine en terre, mais ça va prendre du temps avant qu’elle finisse par pousser. Ce qui fait la différence au quotidien, c’est de mettre au moins un peu d’eau dans ce terreau-là pour faire en sorte qu’on finisse avec une belle fleur. Ce qui fait du sens pour moi, c’est justement de persévérer et de travailler toujours avec l’être humain pour qu’ensemble on évolue. 



Que dirais-tu à quelqu’un qui envisage de venir travailler en Gaspésie?
 

Qu’est-ce que t’attends? 

Photo : Roger St-Laurent

La Gaspésie de Jean-Michel en images :

Photo (travail social) : Roger St-Laurent

Tout comme Jean-Michel, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

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David Langelier

« Je tenais beaucoup à retourner m’établir en Gaspésie, ma région natale. On sent un vent de changement de mentalité chez les jeunes de ma génération, qui commençaient à y revenir de plus en plus. C’est motivant pour ceux qui désirent y retourner. »

« Il y a tellement d’avantages à travailler ici. On aime beaucoup la proximité avec la clientèle : une fois qu’ils nous ont adoptés, un vrai lien de confiance se crée. »

« Étant dans un petit milieu, la collaboration interprofessionnelle fait une énorme différence dans notre pratique. Il n’y a jamais de problème qu’on ne puisse pas résoudre. On en vient à développer des relations professionnelles solides avec la majorité des intervenants (médecins, infirmières, travailleurs sociaux, etc.), ce qui permet une belle continuité des soins. Nos patients en sont les grands bénéficiaires. »

« Aussi, on ne peut pas ignorer le fait qu’on puisse partir travailler à 8h50 et être sur place pour 8h55. C’est également assez rare de voir une pharmacie avec des fenêtres donnant sur la mer lorsqu’on est dans le bureau de consultation. »

« Il y a présentement une grande demande de pharmacien-nes en Gaspésie, tant en milieu communautaire qu’hospitalier. Quelqu’un désirant s’y établir n’aura aucun problème à trouver une pratique variée et valorisante. C’est une bonne opportunité pour quelqu’un qui désire ralentir son rythme de vie et profiter de la nature et du plein-air pendant leurs temps libres. »

« Pour quelqu’un qui aime le plein air, la mer, la forêt et une rivière à saumon à cinq minutes de chez soi, ça n’a pas de prix. »

Originaire de Chandler, David a complété un DEC en Sciences de la nature au Cégep de Gaspé, puis un doctorat de premier cycle en pharmacie à l’Université Laval. Une fois ses études terminées, il a commencé à travailler comme pharmacien communautaire à Chandler, où il travaillait déjà comme étudiant depuis plusieurs années et y travaille depuis 2019.

Découvre aussi le portrait de sa conjointe, Gabrielle Mailhot.

Crédit photo : Cynthia Dupuis

La Gaspésie de David et Gabrielle en images :

Crédit photo (pharmacie) : Cynthia Dupuis

Tout comme David et Gabrielle, peut-être que ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

Camille Piché-Larocque

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Camille Piché-Larocque

Camille Piché-Larocque a fait ses études collégiales au Cégep de St-Jérôme pour ensuite travailler à l’urgence de l’Hôpital de St-Jérôme. Elle a poursuivi son parcours académique avec des études à l’Université Laval tout en travaillant à l’urgence du CHUL. En 2014, elle a déménagé en Gaspésie où elle travaille à l’urgence depuis son arrivée. En parallèle, Camille a poursuivi ses études à distance dans différents programmes jusqu’en 2025.

 

Comment ton rôle a‑t‑il évolué depuis que tu travailles en Gaspésie?

Après une dizaine d’années à travailler en soins critiques, j’ai développé un intérêt particulier pour les arythmies cardiaques, la formation continue à travers la simulation et l’accueil des nouvelles infirmières à l’urgence. En dehors de mon travail, j’ai créé et mis à jour les documents de formation avec lesquels j’oriente les nouvelles recrues à l’urgence et aux soins intensifs.


Pourquoi avoir choisi la Gaspésie?

Je suis déménagée en Gaspésie principalement parce que j’y ai trouvé mon âme sœur avec qui on a fondé notre petite famille! Ce n’était pas dans mes plans de carrière! Mon frère y était déjà alors le choix n’a pas été trop difficile. Je ne voudrais pas élever mes enfants ailleurs!

 

Qu’est-ce que tu as trouvé en Gaspésie que tu n’as pas trouvé ailleurs?

Le sentiment de vivre en communauté est assez marquant. Tout le monde se connait, des liens se créent rapidement! On se fait souvent dire ‘’ C’est qui ton père?’’!


Qu’est-ce que la région t’apporte sur le plan personnel?

Quand on sort du travail, juste le fait de voir la mer en sortant de l’hôpital nous donne une certaine forme d’apaisement. Ce n’est pas le même sentiment que de sortir de l’hôpital dans le trafic avec des immeubles et des fast-foods à perte de vue!

Je peux élever mes poules en paix et jardiner comme bon me semble!


Qu’est-ce que ta vie quotidienne en Gaspésie te permet de faire que tu ne pouvais pas faire avant?

De profiter de la nature! On n’a pas à voyager de longue distance pour y avoir accès. Un matin, on va se promener dans la montagne en randonnée et le soir, on va faire un concours de bonds de roches à la mer sans même utiliser la voiture!


Qu’est-ce que tu aimes de ton métier en Gaspésie?

Il y a une certaine proximité dans l’équipe de travail qui est, à mon avis, moins impersonnelle. Le travail en interdisciplinarité est particulièrement important.


Quelle est la particularité de travailler en contexte régional?

Le contexte régional apporte certaines particularités car nous sommes une urgence qui accueille tout type de cas. On doit être prêt à tout, s’adapter aux cas, que ce soit de la traumatologie, de la santé mentale ou de la pédiatrie. La diversité des cas fait que les journées se suivent mais ne se ressemblent jamais! C’est un attrait intéressant lorsque l’on est adepte d’adrénaline et de changement! C’est un milieu très loin de la monotonie!


Quels types de responsabilités as-tu ici que tu n’aurais pas ailleurs?

Il est certain que les possibilités d’avancement sont plus limitées ici dans différentes perspectives. Par contre, j’y ai trouvé mon compte en poursuivant mes études à distance, à mon rythme à travers les années. Aussi, en m’impliquant dans mon milieu de travail à travers différents projets de formations et en jouant un rôle dans l’orientation des nouvelles recrues.


Quelle relation entretiens‑tu avec la communauté?

Évidemment que de vivre dans un si petit milieu ajoute une saveur particulière. Il n’est pas rare de croiser les gens que l’on a soigné à l’épicerie et ainsi pouvoir prendre de leurs nouvelles!


Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui veut être infirmier.ère en Gaspésie?

Allez, saute dans le bateau! C’est un milieu tellement diversifié et riche! Ce n’est pas seulement le travail à l’hôpital mais tout ce qui est possible de faire à l’extérieur. On vit littéralement entre mer et montagnes!

Camille Piché-Larocque

La Gaspésie de Camille en images :

Tout comme Camille, peut-être que ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie. 

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Karine Martin

Dre Karine Martin, dentiste

Tout comme Dre Martin, tu pourrais trouver ta place en santé en Gaspésie.

« Je m’appelle Karine. J’ai 36 ans. Toutes mes dents [excluant les dents de sagesse]! Je suis originaire de la Gaspésie et fière de l’être. J’ai grandi dans la Baie-des-Chaleurs, j’y ai fait mes études jusqu’au CÉGEP. Puis, j’ai déménagé à Québec pour l’université. »

« C’est en 2013 que j’ai gradué de la Faculté de médecine dentaire de l’Université Laval. Après ma graduation, je suis revenue en Gaspésie pour y travailler avec mon conjoint, également dentiste, natif de la Montérégie. »

« Après deux années, nous sommes repartis en ville pour vivre autre chose. Je suis allée travailler dans les communautés cries du Nord québécois. Mais quelque chose nous manquait : le sentiment de faire une différence dans la vie des gens et de travailler là où les besoins se font le plus sentir. »

« Tout ça prouve une chose : il est possible d’avoir une carrière à la hauteur de nos aspirations en Gaspésie! »

« Travailler en dentisterie en Gaspésie, c’est avoir une pratique qui nous plaît, c’est orienter notre pratique vers les soins qui nous passionnent, c’est collaborer avec des collègues compétents où l’entraide règne. »

« Et surtout, je suis maman. »

« Être la maman de Viviane, 7 ans, et d’Albert, 6 ans, est certainement le plus beau de tout ça. Pouvoir offrir à nos enfants une qualité de vie, un accès à une foule d’activités sportives et culturelles accessibles, sans file d’attente, à des heures raisonnables est un incontournable en Gaspésie! On a la chance de respirer l’air salin au quotidien, skier des pentes magnifiques à Pin Rouge, partir en vélo de montagne directement de la maison dans les sentiers de Maria! »

« Ici, chez nous, je fais donc une différence pour les autres dans mon travail, et la Gaspésie fait une différence pour moi dans ma vie personnelle. »

« Vivre en Gaspésie remplit mon cœur de gratitude, mes yeux d’émerveillement et mon estomac de coquilles St-Jacques! »

Dre Karine Martin est de retour à New Richmond depuis 2018 pour reprendre le flambeau de la clinique dentaire de son enfance, la Clinique dentaire Baie-des-Chaleurs.

Elle est aussi présidente de la Société dentaire Nord-Sud, membre du conseil d’administration de l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec, membre d’un comité de travail sur la pénurie de dentistes en régions éloignées et clinicienne au sein de l’Université Laval dans le cadre du cours de stages cliniques hors des grands centres.

Suivant de nombreuses formations continues dans les domaines de la dentisterie pédiatrique et de la prothèse amovible, Dre Martin prend plaisir à traiter petits et grands avec douceur et empathie.

Tout comme Karine, tu pourrais trouver ta place en santé en Gaspésie. 

La Gaspésie de Karine en images :

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Marie-Ève Desroches-Ouellet

« La Gaspésie rend mon travail tellement plus léger, parce que c’est facile d’intégrer la nature sans effort, puisqu’elle est omniprésente. Et je peux passer mon heure de dîner sur le bord de l’eau. »

« La Gaspésie, c’est la nature et les grands espaces. C’est la plage et la mer, mais aussi les montagnes et la forêt. Et tout ça, à proximité! C’est la vie sans trafic et avec beaucoup moins de stress au quotidien. C’est surtout se choisir une famille, parce que les Gaspésiens sont sincèrement chaleureux et accueillants! »

« Ici, on apprend à ralentir au rythme des saisons et à profiter des beaux moments en famille au quotidien. Il faut dire qu’on a la plage sur le chemin du retour, alors ça facilite les moments de connexion avec la nature. »

« Aujourd’hui, quand je reviens de mes visites en ville pour voir ma famille, c’est quand je vois la mer que je me sens chez moi. »

Marie-Ève Desroches-Ouellet est éducatrice à l’enfance depuis 2011, et fière maman de 3 petits Gaspésiens. Elle a travaillé dans différents milieux privés en ville avant de s’établir en Gaspésie en 2016. Éducatrice au CPE La Belle journée de Chandler, elle a aussi pu faire l’essai d’un milieu familial pendant 1 an, grâce au soutien du bureau coordonnateur.

Tout comme Marie-Ève, tu pourrais travailler en petite enfance en Gaspésie. 

La Gaspésie de Marie-Ève en images :

Nouveaux arrivants

Jean-Sébastien Laliberté-Gemme

« Ce que j’aime de la Gaspésie, ce sont les gens. Avant même les paysages, la beauté du coucher de soleil avec ses couleurs pastel, la mer et les montagnes… ce sont les gens que j’ai rencontrés que j’ai trouvés extraordinaires. C’est un peu pour ça que la Gaspésie est l’endroit idéal où élever nos enfants. »

« C’est l’amour qui m’a fait choisir la Gaspésie. Ma conjointe est originaire de la région, alors on a fait le choix de venir s’installer ici. Et, une fois ici… on a ben vu qu’on allait y rester! »

« Être pharmacien en région, c’est relever des défis, mais aussi profiter d’une pratique très diversifiée. Et je dois dire que la clientèle est particulièrement agréable ici, alors c’est clair que ça fait aussi une différence. »

Jean-Sébastien Gemme est pharmacien propriétaire des pharmacies Jean Coutu de New Richmond et Caplan depuis 2021. Avec sa conjointe, elle aussi pharmacienne, ils ont choisi de s’établir en Gaspésie, il y a plus de 10 ans, pour s’épanouir professionnellement et pour offrir à leurs enfants un milieu de vie à échelle humaine.

Tout comme Jean-Sébastien, tu pourrais trouver ta place en santé en Gaspésie. 

La Gaspésie de Jean-Sébastien en images :

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La Gaspésie vue par,

Magali Robertson

« Le concept m’a tout de suite interpellé : une formule qui combine l’autonomie d’un service en milieu familial, avec le soutien du CPE. Être RSGE dans un service de garde en milieu communautaire, c’est le meilleur des deux mondes. La liberté d’un milieu à mon image, mais aussi les ressources d’une grande équipe. »

« J’ai la chance d’être jumelée avec une collègue extraordinaire. Annie est une éducatrice passionnée, et j’apprends énormément à ses côtés. Je me sens vraiment privilégiée de pouvoir exercer mon métier dans une ambiance aussi bienveillante que complice »

« Ce que j’aime le plus de mon métier, c’est la magie que les enfants apportent dans mon quotidien. Les voir évoluer, les observer dans leur monde imaginaire, les entendre rire et jouer entre eux, c’est un bonheur pur. Leur innocence me touche profondément : un enfant, ça ne connaît pas les soucis du monde. Ça vit pleinement, ici et maintenant. C’est un beau rappel au quotidien. »

« J’aime vraiment ma région et je ne me verrais pas vivre ailleurs. Les paysages, le calme, la nature, la mer, mais aussi la proximité des gens et la solidarité des communautés font de la Gaspésie un endroit unique. Ici, on prend le temps de vivre, et je sens que c’est un milieu idéal pour élever des enfants. »

Magali Robertson travaille dans le domaine de la petite enfance depuis plusieurs années. Originaire de la Gaspésie, elle s’épanouit pleinement au niveau professionnel dans un milieu de garde communautaire, installé dans les locaux de la Municipalité de Saint-Elzéar.

Tout comme Magali, tu pourrais travailler en petite enfance en Gaspésie. 

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