Nouveaux arrivants

Nouveaux arrivants
Anne-Émilie Leblanc voulait revenir dans la Baie-des-Chaleurs après l’obtention de son permis de pratique, autant pour la qualité de vie que pour la stimulation professionnelle. Elle est inhalothérapeute à l’Hôpital de Maria depuis juin 2014.
Raconte-nous brièvement ton parcours professionnel.
J’ai fait ma formation au Cégep de Sainte-Foy et j’avais déjà commencé à travailler à cet hôpital comme étudiante externe en inhalothérapie en 2013. J’y ai ensuite obtenu un poste à la fin de mes études, en 2014.
J’ai travaillé de jour et de nuit majoritairement les trois premières années. Nous intervenons aux soins intensifs, à l’urgence, en salle d’accouchement, en salle de réanimation, en médecine, en chirurgie, en médecine de jour et au bloc opératoire. Nous faisons des transferts interhospitaliers et des transferts à l’aéroport pour évacuation médicale d’urgence.
J’ai intégré le bloc opératoire en 2019, où je travaille principalement de jour depuis. Je contribue aussi à l’analyse des tests d’apnée du sommeil, au centre d’enseignement asthmatique pédiatrique, aux tests de fonction pulmonaire ainsi qu’à la clinique de pneumologie. Je participe également à diverses tâches administratives en collaboration avec mon gestionnaire.
Pourquoi avoir choisi la Gaspésie?
Ce fut pour moi un retour en région. J’ai habité à Québec pour la durée de mes études. J’avais l’intention de rester à Québec quelques années pour travailler et prendre de l’expérience, mais lorsque j’ai fait mon externat à l’Hôpital de Maria, j’ai vu les opportunités professionnelles qui s’offraient à moi et j’ai changé d’idée.
Je voulais absolument revenir dans la Baie-des-Chaleurs après l’obtention de mon permis de pratique. Autant pour la qualité de vie que pour la stimulation professionnelle.
Qu’est-ce que tu aimes de ton métier en Gaspésie?
Les inhalothérapeutes sont appelés à travailler avec les patients qui ont des problèmes cardiorespiratoires. C’est une gestion de priorité, il faut être autonome. Ce qui est stimulant à l’Hôpital de Maria c’est qu’on touche à tout, on doit être bon partout. Nous ne sommes pas un centre spécialisé mais nous faisons face à une grande variété de situations urgentes. Nous devons donc être prêts et bien équipés pour intervenir auprès de patients de tous âges.
On est appelé partout où ça va mal. Que ce soit un bébé naissant qui a besoin d’aide pour respirer, un patient qui a besoin d’être mis sur un respirateur artificiel ou bien un patient en arrêt cardiorespiratoire, on est toujours présent. J’aime quand ça bouge, il n’y a pas une journée pareille, c’est stimulant! On doit avoir une grande capacité d’adaptation
Nous avons une excellente collaboration interprofessionnelle : le travail d’équipe avec l’ensemble des intervenants fait vraiment partie de notre quotidien. Dans un petit milieu comme le nôtre, on crée des liens forts entre collègues, on s’entraide énormément dans l’équipe.
Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui veut être inhalothérapeute en Gaspésie?
« Tu pourrais être surpris ! » Dans les dernières années, nous avons dû recourir à beaucoup de main-d’œuvre indépendante et aux agences de placement. Les inhalothérapeutes venus nous prêter main-forte ont toujours été étonnés par notre milieu de travail.
Ils ne s’attendaient pas à une pratique aussi diversifiée. La majorité pensait venir travailler dans un petit milieu tranquille et ils ont été agréablement surpris. La qualité de vie en dehors du travail est incomparable à celui des grands centres.
Qu’est-ce que tu as trouvé en Gaspésie que tu n’as pas trouvé ailleurs?
C’est vraiment la qualité de vie. Tu as du temps pour faire autre chose que travailler. Tu sors de l’hôpital et tu es chez vous quelques minutes plus tard. Il n’y a pas la même pression que dans les grandes villes. On a le temps de profiter de la vie et d’avoir du temps en famille et ce, même en pleine semaine.

Crédit photo : Roger St-Laurent
Crédit photo (inhalothérapie) : Roger St-Laurent
Tout comme Anne-Émilie, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.