Portrait de Jean-Michel Côté - Vivre en Gaspésie

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Jean-Michel Côté

Jean-Michel Côté a réorienté sa carrière à la suite d’un accident. Il a étudié à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) en travail social au sein d’une cohorte décentralisée à partir de Gaspé. Il est travailleur social au CISSS de la Gaspésie, plus particulièrement au CLSC de Rivière-au-Renard, auprès des clientèles en déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique. 

 

Qu’est-ce qui t’a amené à devenir travailleur social? 

Je suis devenu travailleur social à la suite d’un accident de motoneige qui m’a laissé paraplégique. Dans mon parcours après l’accident, j’ai rencontré une travailleuse sociale que je ne trouvais pas très compétente. Je me suis dit que je pouvais faire mieux. C’est ce qui m’a motivé à m’engager dans le travail social. 

 

Pourquoi as-tu choisi de pratiquer ton métier en Gaspésie? 

Je pratique mon métier en Gaspésie parce que je viens d’ici et que j’y ai mes repères. Le travail social peut être exigeant au quotidien. Ce que la Gaspésie me permet, c’est de décrocher tout de suite en sortant du bureau. J’ai la nature et la mer à quelques mètres du bureau, donc dès que j’ouvre la porte, je décroche automatiquement. Le fait qu’il n’y ait pas de trafic, ça facilite aussi ma vie au quotidien. 

Je veux aussi aider les gens de ma communauté. La proximité des gens fait en sorte que c’est vraiment facilitant. On parle souvent de la beauté de la nature en Gaspésie. Oui, elle est là, mais la nature des gens aussi est fondamentalement bonne. Je veux contribuer à préserver l’esprit d’entraide puis à l’améliorer en quelque sorte. 


Comment ta pratique a-t-elle évolué depuis ton arrivée?
 

Je suis diplômé depuis trois ans. Ce qui a surtout évolué, c’est l’esprit d’équipe. 
On a réussi à se tisser un bel esprit d’équipe où on s’aide et on s’entraide les uns les autres. On s’organise des petits 5 à 7 à deux minutes d’ici.  

Donc l’évolution, je pense que c’est plus un esprit de famille qu’un esprit d’équipe. Le rôle du travailleur social, ça reste le même. Mais c’est important d’être bien entouré puis de pouvoir compter sur des collègues qui sont là pour toi avant, pendant et après le travail.  


Comment décrirais-tu la qualité de vie en Gaspésie?
 

La Gaspésie m’offre une qualité de vie qui n’a pas de comparable. Le fait de pouvoir décrocher dans les cinq prochaines minutes, ça n’a pas de prix. Le fait d’être à cinq minutes de la mer, cinq minutes de la forêt ou à cinq minutes d’un ami proche, c’est ça qui fait sens pour moi. La Gaspésie m’offre l’évasion instantanée et ça je trouve que ça n’a pas de prix.  


Qu’est-ce qui donne du sens à ton travail au quotidien?
 

Ce qui donne du sens à mon travail au quotidien, c’est justement de faire une différence au quotidien. Même si c’est minime parce qu’en travail social, on ne voit pas les résultats tout de suite. On peut mettre la graine en terre, mais ça va prendre du temps avant qu’elle finisse par pousser. Ce qui fait la différence au quotidien, c’est de mettre au moins un peu d’eau dans ce terreau-là pour faire en sorte qu’on finisse avec une belle fleur. Ce qui fait du sens pour moi, c’est justement de persévérer et de travailler toujours avec l’être humain pour qu’ensemble on évolue. 



Que dirais-tu à quelqu’un qui envisage de venir travailler en Gaspésie?
 

Qu’est-ce que t’attends? 

Photo : Roger St-Laurent

La Gaspésie de Jean-Michel en images :

Photo (travail social) : Roger St-Laurent

Tout comme Jean-Michel, ta nouvelle vie t’attend ici, en Gaspésie.

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